Pet

Paolo Topy Rossetto Photographer - Pet 01
Paolo Topy Rossetto Photographer - Pet 02
Paolo Topy Rossetto Photographer - Pet 03

PET 2004

Photo

En 1962, le docteur Boris Mayer Levinson, pédopsychiatre, écrit dans la revue « Mental Hygiene », un article sur les effets bénéfiques que les animaux pouvaient avoir sur l’homme : « the dog as a co-therapeut », le chien en tant que co-thérapeute : une révolution. Dans cette série à la fois très tendre et caustique de portraits ou se mêlent, animaux de tous poils même synthétiques et leurs maîtres, Paolo Topy évoque aussi autre chose. Peut-être dessine t-il la limite très fragile de cette théorie ou en tout cas sa complexité. La situation est peut-être, effectivement, à la fois moins certaine et plus troublante. Si un certain bien être physique et surtout mental induit par la présence de nos « amis » à quatre pattes est aujourd’hui clairement admis, il semble bien que leur vocation curative passe tout simplement à la trappe en tout cas pour ce qui est de l’hygiène mentale. Dans cette série, l’animal ou sa représentation symbolique est à l’évidence le refuge de nos affects non sans une certaine forme de déraison. Une « petite folie » qui n’est pas nouvelle depuis qu’Henri III les a introduits à la cour. On ne compte plus, depuis lors, les portraits aristocratiques de tous poils. Ici, cette folie est clairement assumée et affichée. Il s’y mêle tendresse, orgueil, drôlerie voire autodérision. Assumer sa folie en toute liberté, s’affranchir des conventions est, dans ce cas précis, peut-être bien la meilleure façon de s’épanouir, d’être heureux et serein ou en tout cas de sembler l’être par défaut.

Yves Peltier

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